Il semble que les Mayas et les Tibétains soient les oracles les plus consultés en matière de fin du monde, d’autant plus que leurs données semblent correspondrent, au moins pour annoncer que 2012 sera une très mauvaise année quelque soit votre signe astrologique. Mais les tibétains vont plus loin comme vous pourrez le constater dans l’article du India Daily (Source : http://www.indiadaily.com/editorial/12-26-04.asp) datant de 2004 et traduit en français sur le blog area51 (http://area51blog.wordpress.com/2009/04/23/des-moines-tibetains-predisent-que-les-extraterrestres-sauveront-la-terre-en-2012/ ) –
Ils avancent la prédiction que les extraterrestres viendront nous sauver et qu’après la claque qu’on se sera pris, l’humanité entrera dans une ère orientée vers les valeurs spirituelles. On aimerait bien y croire, 1/ que les ET existent, 2/ qu’ils sont gentils et 3/ que nous allons encore perdurer après un grand nettoyage. Il est vrai que les tibétains avaient prédit la main mise de la Chine sur leur pays. Ils sont souvent passés pour un peuple mystérieux détenteur de connaissances sacrées et occultes, réputation qui a favorisé leur popularité actuelle même si le terme “Tibétains” désigne différentes écoles et tendances qui ne sauraient être amalgamées. Tout cela m’a rappelé une histoire d’Arthur C. Clarke “Les neufs milliards de noms de Dieu” écrite en 1953 lue dans “le matin des magiciens” de Louis Pauwels. Je vous livre ci-dessous un résumé de l’histoire trouvée sur Wikipédia:
“Résumé
Des moines d’un monastère bouddhique ont entrepris depuis longtemps de découvrir le seul vrai et unique nom de Dieu. Les moines créent un système de codage à l’aide duquel ils pourraient, pensent-ils, transcrire tous les noms possibles de Dieu contenant, au plus, neuf caractères. Ils sont soumis à un ensemble de contraintes : par exemple, aucun mot ne peut avoir le même caractère répété plus de trois fois de suite.
Ils font l'acquisition d'un ordinateur capable d’imprimer l’ensemble des combinaisons et font appel à deux occidentaux pour installer la machine et la programmer. Les informaticiens sont parfaitement incrédules quant à ce que croient les moines : lorsque l’ordinateur aura imprimé tous les noms, alors la réalité perdra tout sens et Dieu fera « disparaître » l’univers.
Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.
Les informaticiens font démarrer les calculs. Au bout de trois mois, alors que la mission touche à sa fin, ils ont peur de la réaction des moines lorsqu’ils se rendront compte que le monde sera toujours là. Ils décident de fuir le monastère quelques heures avant que l’ordinateur ait terminé sa tâche. Leur évasion ayant réussi, ils font une pause sur le chemin de leur retour vers la civilisation. Ils regardent en arrière et « pour la dernière fois, au-dessus d’eux, dans la paix des hauteurs, une à une, les étoiles s’éteignaient… »”
Ce qui n’est pas précisé dans ce résumé c’est que lorsque les neufs milliards de noms de Dieu auront été trouvé, alors ce sera la fin…
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Brad Warner n’est pas un moine zen comme les autres; son livre “Harcore Zen” dont je viens de me délecter est un condensé de réflexions éclairées sur sa
pratique de zazen en tant que punk rocker et fan de films de monstres. Bien que sa démarche soit sérieuse, il raconte ses péripéties avec humour, sans hésiter à exposer ses faiblesses et bévues,
ceci ayant pour effet de décomplexer et d’inviter ceux qui doutent de leur incapacité, à prendre le chemin de l’éveil. Bassiste de groupe punk (Zéro Defex et Dimentia 13) dans les années 80, il
se rend compte en commençant sa pratique de zazen, que le chaos cradingue (les descriptions valent le détour) de l’antre qu’il partage avec ses potes, n’est pas vraiment cohérent avec sa démarche
intérieure. Les manifs pour la paix, contre la pollution etc des mouvements punk lui apparaissent alors sans intégrité et assez proche de l’hypocrysie générale qui consiste à reprocher à la
société ce qu’on est pas capable de faire soi-même; “Avant d’aller tout casser pour sauver le monde, “nettoies tes chiottes”et ranges ta vie. Tout commence par soi, dans les choses élémentaires”.
Tel est son discours. Il part ensuite au Japon pour y enseigner l’anglais et se retrouve embauché dans une société de prod de (mauvais) films de monstres dans lequel il va lui-même jouer sous un
horrible déguisement caoutchouté. Il en profite pour exprimer ses espoirs et désillusion liés à un job tout en racontant les épisodes épiques où il risque de cramer vivant du fait de trucages
douteux. Evidemment désopilant, il pose de vraies questions en encourageant à se faire une idée par soi-même en mettant en doute toute forme d’autorité. Il n’y va pas par quatre chemin pour
démonter les théories fumeuses de ceux qui prônent les états de conscience les plus fabuleux en se détournant de ce qu’ils sont vraiment. Sincèrement à la recherche de la réalité telle qu’elle
est, il sait aborder tous les sujets, avec son franc parlé qui prend aux tripes et nous les tord de rire.
L’amour implique l’union, la séparation, le lien,
le fait d’être 2 alors qu’en fait c’est le 1 que l’on recherche. L’apaisement de l’osmose absolue, un fantasme de plénitude qui a vraisemblablement inspiré nombre de contes amoureux. L’acte
amoureux peut-être vécu à plusieurs niveaux et se reflète sur le plan physique dans la qualité de l’étreinte (pour dire les choses sobrement :-), et sur le plan émotionnel dans l’intensité et la
richesse de la relation.




